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La Bible est le livre de la révélation. Par sa
parole, Dieu se fait connaître et se rend accessible autant
qu’il est possible à l’être humain
d’accéder à la profondeur de la
révélation. Ultimement, ce Dieu
révélé échappe à toute emprise de
l’intelligence humaine. Il est en son essence :
transcendant, inconnaissable, insaisissable, infini. La parole biblique
nous place radicalement dans une pensée antinomique : Dieu
est connaissable et inconnaissable. Elle nous invite à entrer en
relation avec ce Dieu qui se fait proche, intime et
simultanément, nous ouvre sur le mystère
incompréhensible de ce qu’il est. Ces
considérations abolissent toute prétention dans le
domaine de la connaissance.
D’autre part, la connaissance est le fruit d’une rencontre.
Si Dieu vient vers l’homme (c’est le sens de la
révélation), celui-ci est invité par
l’expérience à s’ouvrir à la
présence divine. Les dévoilements successifs sont
relatifs à la profondeur de l’expérience humaine.
La tradition juive met en évidence quatre niveaux de lecture de
la révélation biblique qu’elle exprime par le mot
PaRDeS (que l’on peut lire : PaRaDiS) :
- Le plan immédiat est le Pshat ou lecture littérale, historique du texte biblique. Il est la transcription existentielle de la parole.
- Le deuxième niveau est le Rémez
ou invitation à entendre et à percevoir ce qui
« clignote » derrière les apparences, ce
qui nous touche dans la parole et dans l’évènement,
ce qui fait sens et nous sollicite.
- Le Rémez ouvre la 3e porte, celle du Darash.
La parole nous interroge, nous bouscule (Job 38/3). Elle vient
pénétrer « au sein des jointures et des
articulations » jusque dans notre intimité. La parole
est vivante, agissante et puissante. Elle fait éclater nos
schémas mentaux, nos conforts intellectuels, nos raisonnements
teintés de compromissions jusqu’à nous
dépouiller de nos certitudes et de nos illusions. La parole nous
fait passer par des morts pour nous faire accéder à la
profondeur du réel. Elle a pour fonction d’ouvrir notre
regard, celui du cœur profond. La Bible nous conduit de
l’écoute (Schema Israël) à la vision par des dévoilements successifs.
- Nous entrons par ce processus de dévoilement, œuvre de la parole dans le Sod,
le secret, l’indicible, l’inconnaissable. Domaine de
l’union impossible et mystérieusement accessible de
l’homme avec Dieu, secret de l’expérience mystique.
L’accès à la profondeur de la
révélation est donc relatif à
l’élévation de l’intelligence par
l’expérience. La révélation est
inépuisable et l’expérience procède
« de commencement en commencement par des commencements qui n’auront jamais de fin » Grégoire de Nysse.
Ainsi, au regard de l’expérience, l’étude
biblique est un puissant outil de connaissance en complément de
la Lectio-divina (voir l’onglet sur méditation et
prière).
L’étude biblique s’enracine dans la
pénétration du texte de la genèse qui fournit
toutes les clés de la compréhension de l’ensemble
des livres du 1er testament ainsi que du 2e.
Hors, ce texte, dans les traductions qui sont presque toujours
réductrices, donnent lieu à de nombreuses
incompréhensions voire détournement de sens. La lecture
de la parole en hébreu apporte des clés de
compréhension et des éclairages essentiels.
L’enseignement d’Annick de Souzenelle
Depuis 28 ans, nous avons le privilège au Centre Sainte Croix de
bénéficier de l’enseignement d’Annick de
Souzenelle qui fait une lecture chrétienne de la Bible
hébraïque. Riche d’une grande connaissance de
l’hébreu et d’une profonde expérience
intérieure, elle ouvre des champs de lecture éclairants
et stimulants. Amoureuse de la parole qu’elle fait chanter, elle
nous communique le sens et le parfum du « Davar », de la parole de Dieu.
Chaque lettre en hébreu est déjà riche de sens.
Les mots composés de lettres n’appellent pas tant une
interprétation qu’une lecture perspicace qui met en
résonnance plusieurs acceptions et ne cessent de nous conduire
vers une intelligence profonde de la parole en tissant des liens entre
ces significations diverses. Nous l’aurons compris, pour
l’hébreu, la parole est vivante, elle fait du lien. Ce qui
donne un caractère incomparable à l’approche
hébraïque du texte biblique.
Dans cet esprit, sont étudiés le livre de la
genèse, dans ses premiers chapitres, puis dans les récits
sur Noé et sur Abraham, les livres de l’exode, de Jonas,
de Tobie…puis du Cantique des Cantiques, chant des chants,
cœur de la poétique biblique.
Annick de Souzenelle met aussi en évidence les lois ontologiques
qui sont les clés fondamentales de la mutation du monde et du
devenir de l’humanité.
Voir calendrier des sessions.
Méditation de l’Evangile de Jean avec P. Philippe et Elianthe Dautais
La méditation de l’évangile de Jean selon
le mode de la lectio divina ouvre sur le champ immense de la tradition
orale dont nous explorerons les modes et les richesses.
Saint Jean l’évangéliste a reçu le titre de
théologien pour mettre en évidence son expérience
des mystères divins. En effet, celui qui se nomme le
« disciple bien aimé »
a accompagné le Seigneur Jésus pendant les trois ans de
sa vie publique, il a été le témoin
privilégié de l’enseignement et de la vie du
« Fils de l’homme ». Son
évangile se distingue nettement des trois évangiles
synoptiques notamment par le choix d’épisodes qui ne sont
relatés nulle part ailleurs tels : les noces de Cana, la
rencontre avec Nathanaël, Nicodème ou la femme samaritaine,
le pain de vie ou encore le lavement des pieds lors de la sainte
Cène. Ce choix conjugué à une sensibilité
spirituelle spécifique mettent en évidence la voie du
disciple et nous donnent accès à l’essentiel de
la Révélation Biblique et à la profondeur de
la vie spirituelle.
Nous proposons, dans une première étape, la
méditation des six premiers chapitres, dont le Prologue
(1ère session), puis dans un deuxième temps la
méditation des chapitres 7 à 17 (2e session) pour
découvrir les clés essentielles de la pédagogie
divine dans une écoute approfondie du message du Christ.
La pratique de la prière accompagne ces journées et
permet d’entrer dans une plus grande intimité avec
Jésus pour un meilleur accueil de sa parole.
La voie des béatitudes avec P. Philippe et Elianthe Dautais
Les Béatitudes sont la quintessence des
Evangiles. Elles introduisent ce qu’il est convenu
d’appeler « le sermon sur la montagne » que
nous nommerons ici : « L’enseignement inaugural
du Rabbi Yeshoua sur la montagne ».
Cet enseignement du Christ est rythmé, il fait passer de
l’ancien au nouveau, du regard terrestre à la vision
céleste, de la croyance à la foi, de la vie superficielle
à la vraie vie. Il condense l’essentiel du message et nous
donne les clés fondamentales pour accéder au royaume des
cieux. Le chemin de l’homme est tout entier contenu dans cette
hymne à la vie dont nous découvrirons la profondeur:
“vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde”.
Jésus nous a montré ce chemin par la mise en pratique de
cet enseignement qui l’a conduit, par la croix, aux
avènements de la résurrection et de l’ascension
à la droite du Père. Spécifiquement, il
s’est appliqué à vivre, une à une, chacune
des béatitudes jusqu’à les accomplir pleinement. Il
nous invite à le suivre. Il veut que « là où il est, nous soyons aussi ».
Dans cette perspective, la méditation de ces paroles fondatrices
revêt un caractère prioritaire pour tous ceux qui veulent
prendre l’évangile au sérieux et suivre la voie
tracée par le Seigneur Jésus Christ.
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